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Compte Rendu du procès en appel de Greg

vendredi 2 septembre 2016

31 AOUT 2016 RENNES PROCES EN APPEL DE G

Pour la petite histoire : Après la manifestation du 22 février 2014 à Nantes, une lourde répression s’est abattu sur le mouvement anti aéroport (8 personnes condamnées à de la prison ferme et 11 a de la prison avec sursis). Arrêté le 16 mai 2014 et incarcéré en préventive, G a tout de suite fait appel de sa détention. Dans ce cas la justice doit être en mesure de donner une réponse sous 10 jours ou doit relâcher le prévenu. C’est ainsi que G sortit le 11 juin et se présenta libre à son procès. Lors de l’audience en première instance, G a été condamné a 18 mois de prison avec mandat de dépôt dont 6 assortis d’un sursis avec 3 ans de mise à l’épreuve (obligation de chercher un travail, interdiction de Loire Atlantique et interdiction de port d’arme). Ayant entendu les sévères réquisitions du procureur de la république, G ne revint pas au tribunal recevoir sa condamnation, évita la case prison et fit appel. Il est à nouveau arrêté en avril dernier lors d’un infotour, se retrouve incarcéré puis libéré sous bracelet électronique en attente de son procès en appel.

Le procès : La juge, après avoir accepté le témoignage sous serment d’une personne appelée par la défense, lui fait quitter la salle pour débuter le procès. Elle commence par rappeler les faits qui lui sont reprochés, soit en résumé d’avoir lors de la manif anti aéroport du 22 février 2014, commis des violences sur personne dépositaire de l’autorité publique sans ITT, d’avoir commis des dégradations sur des locaux de l’agence de voyage FRAM et de la SEMITAN et d’avoir participé à un attroupement armé d’un marteau. La juge le questionne sur sa participation aux faits, qu’il dément, témoin à l’appui, et sur sa militance contre l’aéroport, qu’il assume. Des photos et vidéos produites par ouest france et par les flics sont le fondement de toute l’accusation. Un homme masqué est identifié par un expert en image comme étant G selon des méthodes anthropométriques que l’on croyait obsolètes.. Et tandis que la procureur accorde toute confiance à cette expertise et cherche à démontrer la culpabilité de G par son casier judiciaire (avoir déjà commis des faits similaire semble lui suffire à prouver sa participation aux faits) ; la défense affirme que G a été identifié pour répondre à la nécessité politique de trouver des coupables et selon des méthodes peu probantes (des images de mauvaise qualité, retravaillées par un expert peu qualifié dans un rapport sans grande précision scientifique). En conséquence tandis que la procureur demande la même condamnation qu’en première instance, la défense plaide la relaxe totale. Nous aurons connaissance du rendu le 28 septembre 2016.

Rendu : La cour d’appel a maintenu les peines.

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