Zone A Défendre
Tritons crété-e-s contre béton armé

Accueil > Nouvelles du front > Des nouvelles de Cyril

Des nouvelles de Cyril

lundi 24 décembre 2012, par zadist

Toutes les versions de cet article : [français] [italiano]

Cyril s’est fait condamner en comparution immédiate fin novembre après s’être fait arrêter sur la zad par des gendarmes infiltrés sur une barricade. Rappel des faits en lisant cet article.

Le nom de famille de cyril n’est pas publié ici, il est fort possible que l’administration pénitentiaire prenne pretexte de ce que son nom n’est pas indiqué sur les plis pour ne pas lui faire suivre son courrier. On nous a prévenu cependant que des lettres avec prénom et numéro d’écrou lui étaient parvenues. Si vous ne voulez prendre aucun risque vous pouvez transmettre vos courriers et/ou lettres au comité de soutien qui transmettra

- centre pénitentiaire quartier maison d’arrêt Cyril n°d’écrou 57360 rue de la Mainguais 44300 Nantes

- Comité de soutien des inculpées, le gué, 44220 Coueron

on peut aussi envoyer des sous pour le Collectif anti répression à cette même adresse avec pour ordre Comité de soutien des inculpées.

A noter également qu’il ne pourra recevoir de visites avant fin janvier et qu’il préferera recevoir d’abord celles de ses proches.

Une rubrique a été crée pour recueillir les Messages de solidarité avec les inculpés


Une lettre de Cyril envoyée le 28/12

Bonjour à vous Camarades Zadistes

J’espère que vous allez bien en cette fin d’année Que le temps n’est pas trop pénible. Que les barbarres se fatigue et que vous gardez le moral. Pour vous soutenir, je vous envoie une nouvelle chanson. Car dans ma cage, je pense très fort à vous. Notre futur CD prend forme.

Ordre des chansons :
1) ZAD, le cri des opposants
2) ZAD pacifiste mais résistant
3) La belle nous aime tant


1) est le descriptif de qui nous sommes et pourquoi nous luttons
2)montre ce que nous faisons face à cette barbarie
3) montre la sagesse de notre terre et l’ignorance de ceux qui la détruisent ainsi que notre amour pour elle

Je compte sur vous pour le montage de l’ordre de nos chansons. Si cela n’est pas possible. Merci de me prévenir. Et si elle vous est parvenue.

Cette nouvelle chanson se chante comme l’évolution d’un être vivant. Commence avec une voix d’enfant, la voix évolue comme notre vie, devient adulte puis ancien. La fin redevient enfant. J’espère qu’elle vous plaira, N’hésitez pas à me faire vos critiques.

La belle nous aime tant (temps)


[1 : chant enfant duo M.F]


Encore une journée de misère capitaliste et militaire, que notre planète subira et ce n’est pas la première fois
Quand la laisseront-ils tranquille car notre terre est si fragile, elle ne compte plus ses balafres
Elle est si forte, elle fait face
Contre ces gens si méprisants qui eux ne pensent qu’à leur argent, à leurs milliards de désespoirs, tout cela me donne le cafard
Car mon amour pour cette terre n’est pas quelque chose d’éphémère je panserai toutes tes blessures, tu peux me croire je te l’assure.

[2 : duo jeune adulte M.F]


Je ne suis pas un mauvais fils, fais pas partie de cette milice, des dirigeants si égoïstes rejetant même leur propre fils.
Mais où sont donc ces policiers qui sont chargés d’nous protéger, nous rassurer et nous convaincre qu’on avance sur le bon chemin.
Nous serons tous récompensés par cette fameuse société, qui nous disent tous d’aller bosser pour enrichir leur capital et exploser ma terre natale.
Ils peuvent toujours espérer que moi je vais la condamner, je jetterai la première pierre, mais sûrement pas sur notre mère.

[3 : duo adulte M.F]


Je préférerai encore crever, passer ma vie à militer, soigner la terre avec mes frères, aider mon père, aider ma mère à cultiver ces champs de blé représentant force et gaité
Arrêtez vous cher ministère de cultiver cette misère, on finira par ne bouffer que du pognon et plus du blé. Que reste-t-il de tous ces droits que tes enfants ont fait pour toi. Que reste-t-il de notre amour que l’on partagerait tous les jours, de ces sourires, de cette beauté, moi je ne t’ai pas condamnée.
Pardonne leur à tous ces hommes que l’uniforme a fait changer, par tout ce fric ils sont pollués, mais tu peux peut-être les aider, tu les connais, ils sont paumés. Je te comprends ils t’ont blessée.

[4 : tous ensemble]


Pourront-ils te regarder comme le premier jour qu’ils sont nés. Ne voient-ils pas ce ministère qui lui reste toujours derrière, ont-ils vraiment tout oublié, sont-ils vraiment des condamnés pour piétiner leur propre mère et puis taper sur tous nos frères ?
Je t’en supplie pardonne leur, reprend ta place, redonne leur coeur, à ces personnes désemparées qui se sont fait manipuler. Pour de l’argent couleur de sang, je sais, tu t’as rien demandé, si ce n’est que de respirer.

[5 : duo ancien M.F ]


Ouvre les yeux à ces enfants pour qu’ils deviennent moins méchants. _ Le problème c’est cette société qui elle t’a déjà condamnée, paye pour toutes leurs erreurs, nous ne pouvons se séparer. Redonne la force à notre coeur, une fois de plus, pour leur montrer, que la vie c’est que du bonheur, et qu’il faut le propager.
Merci pour tout ce que tu fais pour ensoleiller mes journées. Dans ce néant de condamné, je sortirai plus renforcé, malgré que l’on m’ai torturé, mais pas autant qu’ils t’ont blessé. Ils ne garderont de cette terre que des remords et des galères.
Qaund un jour ils vont se retourner, et voir qu’ils ont tout fait brûler, que leurs enfants ont de la Haine de n’avoir pu goûter sans peine à tout ce qu’ils ont arraché même notre amour bien protégé que nous leur avions tous gardé au détriment de notre sentence. Et puis un jour, ce jour viendra où l’on ne pourra plus se lever en espérant pouvoir revoir encore une fois cette liberté.
Je retournerai à la terre, même si je l’ai jamais quitté. M’appellera fils comme une mère, et rien ne pourra nous séparer.

[6 : solo enfant ]


Elle me fera pas de misère, car elle sait me réconforter.
Elle me dira qu’elle est fière de m’avoir presque tout donné. Je lui dirai oui ma mère, mais comment fais tu pour sauver autant de gens qui t’ont blessé ? Comment fais tu, explique moi, pour leur accorder tous ces droits. Elle me dira tout peut changer, il faut juste de la volonté, ouvrir son coeur et rien demander, c’est ça la vie, c’est partager. Mais il ne faut pas abuser car c’est notre mère qui va payer, tout la dette de l’Humanité.

[solo ? phrase non chantée]


Merci de croire en nous, je t’aime ma belle

Nous lacherons rien, Force et courage Cyril, vol 57 360 à destination de la liberté pour tous

note de la transcription : pour faciliter la compréhension du texte, des corrections d’ortographe ont été faites, en espérant ne pas dénaturer les propos ni la plume


une lettre de Cyril qui nous a été transmise

(Le 19/12/2012)

Camarades,

Nous ne nous connaissons pas, mais nous partageons beaucoup. Le petit peuple ne doit pas se soumettre, car ce système est en dérive. Nous ne sommes pas loin de percuter les rives du capitalisme mondial. Nous ne quitterons pas ce navire qui peut encore changer de cap vers un monde meilleur. Nous ne sommes pas les capitaines, mais c’est nous qui faisons avancer ce navire. Ici c’est un cri d’alarme qui résonne sur la ZAD. On ne peut indéfiniment l’étouffer. Ils devaient sûrement penser à un caprice d’opposants marginaux. Mais ce n’est pas le cas et ça les emmerde profondément. Ils n’auraient peut-être pas dû appeler leur opération « César ». Nous nous rappelons tous ce qu’il s’est passé à une certaine époque. La terre mère compte sur tous ces enfants pour la protéger des grands méchants plein d’argent dépourvu de sentiments. Nous ne lâcherons rien mes camarades et moi. Il est possible d’écrire une nouvelle page pour notre pays exprimant pleinement la liberté, l’égalité et la fraternité. Nous, nous avons bien compris cela. Peuvent-ils en dire autant ? Leurs fantasmes resteront des fantasmes. L’esclavage mental est terminé pour nous, les militants d’un monde meilleur. Il est temps de s’affirmer et de prendre les décisions qui vont avec. Le petit peuple a trop longtemps été aveugle et muselé. Uni tous ensemble il reste de l’espoir, celui d’un avenir qui nous correspond. Nous ne sommes pas des lâches et beaucoup comme moi en paye le prix fort. Mais la liberté du peuple n’a pas de prix pour nous pour l’Humanité. Nous ne sommes pas violents à la base, mais nous sommes le reflet de ce système dégradant. Mettez-vous à notre place, on nous chasse de chez nous, on nous vole notre terre, on tue notre mère la terre. Quand on a une horde de soldats en face de soi avec des armes de guerres, des personnes représentant la loi qui nous incitent à aller au combat comme ça a été le cas pour moi (preuve à l’appui), que l’on voit des hommes et des femmes de tout âge se faire lyncher par cette horde de barbares frappant sur leurs propres enfants, quand on se fait frapper, humilier après avoir été interpellé ce n’est plus notre cœur qui parle mais notre instinct de survie. Réveillons-nous car la France a peur de l’avenir. Elle n’ose pas s’exprimer dans sa majorité. Il faut savoir prendre des risques quand notre cœur nous le dicte. Fini la torture de l’inaction, fini les remords de n’avoir rien fait. J’ai la tête haute et suis fier de moi et de tous mes camarades. Quand je me couche dans ma cage je souris en pensant à ce que l’on fait pour notre vie. Le gouvernement sourit lui aussi quand il compte ses militaires. Comme dans ces jeux vidéo où le but est de conquérir le monde. Mais tout le monde ne joue pas. C’est pour cela que c’est à nous de faire de cette terre un monde nouveau (…) C’est à la portée de tous ceux qui le souhaitent. Soyons soudé face à ce capitalisme et à ces projets nuisibles et inutiles qui piétinent notre belle terre. Comme si ils n’en avaient pas besoin, ils lui font mal, ils nous font mal et c’est inacceptable. Que laisserons-nous à nos enfants ? Sûrement pas du béton, du béton et encore du béton. Je me bats pour cela et je continuerais. Car c’est avec mon cœur que je me bats. Nous ne lâcherons pas camarades, c’est notre devoir ! Cyril, écrou 57 360 à destination de la liberté


une nouvelle lettre de cyril retranscrite

Très chers camarades
le 19/12/2012

Beaucoup d’émotion sort de votre lettre. Je ne peux m’empêcher de verser des larmes en la lisant. Ces mêmes larmes se transforment en encre indélébile, de mes pensées sincères et profondes à votre égard. Vous me manquez. Mais je reste fort. Pour vous et pour tous ceux qui croient en cette cause et continuent la lutte à travers l’écriture aux quatre coins de la France. Quand nous sommes reconnus et soutenus. Cela fait maintenant 23 jours que je suis séparé de notre Terre. Je n’ai toujours pas le droit de téléphoner, de voir ma famille, mes amis et vous tous camarades. Sans compter la privation de liberté. Mais grace à vous tous et vos nombreuses lettres de soutien, les journées se passent. Alors merci à tous. Je ne regrette rien quand c’est avec mon coeur que je milite et l’on ne peut me l’enlever. En enfermant ou en brutalisant des etres humains ; se battant pour la vie, la terre, la liberté. [...] [Pourquoi cette] interdiction de séjour en Loire Atlantique, ma terre natale. Pour une durée de deux ans. Sous peine d’etre de nouveau emprisonné [...]. Est-ce normal ? Ont-ils peur de nous ? Se rendent-ils compte de leur erreur ? Que cherchent-ils chez nous ? Il n’y a pas d’argent à voler. Quand nous on partage tout pour ceux et celles qui en ont besoin. Leur porte-feuille est déjà bien plein de nos richesses. Qu’il laissent la terre de nos anciens à leurs enfants, à nos enfants, à tous ceux qui aiment notre belle nature ? Nous ne sommes pas des marginaux. Nous sommes tous differents, unies pour la vie à celle de notre terre. Dans notre combat inégal pour lemoment mais qui perdure depuis moulte générations, nous vaincrons.
Tenez bon camarades ! Je vous envoi à travers mes écrits toute ma force de vivre et j’ai de la réserve. Je vous respecte tous camarades zadistes au coeur vayant, militant de toutes parts. Agriculteurs, merci car sans vous nous crèverions de faim ou de malbouffe. Séchons nos larmes et restons unies, c’est ce qui nous fera gagner.
Ne nous laissons pas prendre au piège de ce systême si misérable. Nous valons mieux, force et courage sont nos étandars. Ils n’auront pas notre peau ni celle de la terre.
Tenez bon, je compte sur vous et je vous fait un nouveau cadeau pour les fêtes de noël. Cette chanson se chante avec un solo puis un coeur sur le ton de la résistance.
"ZAD Le crie des opposants"
solo : Que voulons-nous pour cette terre ?
coeur : Nous voulons le temps
solo : De partager ces richesses
coeur : avec nos enfants
Face aux dirigeants
Cette planète la terre mère
Nous apporte tant
Tout ces espoirs d’une vie prospère
Pour tout militant
ans le respect de nos confrères
Et de tout ces gens
Unis contre toute cette misère
Que veulent-ils vraiment
Avec leur horde de faux-frères
Qui nous rentre dedans
Nous ne nous laisserons plus faire mes frères
Par ces oppréssants
Des directives volontaires
Du gouvernement
Plantons des arbres remuons la terre
Les deux pieds dedans
Main dans la main comme en temps de guerre
Pour tous nos enfants
Protégez-la cette belle terre
Qui nous rend vivants
Non aux avions non à la guerre
Il est encore temps
Pour toutes nos soeurs, pour tous nos frères
Nous restons devant
Face au soleil, près de notre mère
Le visage souriant
Toujours plus beau qu’en temps de guerre
Pauvre gouvernement
Ne voient-ils pas cette colère
Dans les yeux de nos enfants.
Que veulent-ils de notre terre
Surement plus d’argent
Nous ne voulons pas de leur terre
Mais celle de maintenant
Une terre si belle et si prospère
Pour nos enfants
Entendront-ils le cri de la terre
Que pousse tout opposant
Une révolte contre toutes ces guerres
Pour encore plus d’argent
Rien que du bitume et du nucléaire
Nous sommes les opposants
D’une révolte de la misère
Maintenant il est temps
Marchons devant et pas derrière
Nous sommes les opposants
Main dans la main, les pieds sur terre
Le regard vaillant
Restons unis, restons sincères
Car il est encore temps
Debout mes frères, hisse ta barrières
Nous sommes les militants
Main dans la main, les pieds sur terre
Le regard vaillant

Cyril


Cyril nous a envoyé une lettre et une chanson qu’il nous demande de publier. Les voici

Mes chers camarades,

Un très grand merci pour votre soutien et celui des autres camarades zadistes. Pas une journée ne se passe sans que je pense à vous tous. Merci pour ces infos non muselées que tu m’apportes, cela renforce encore plus mes convictions déjà fortes et ne me désespère pas pour notre cause qui est juste, elle. Nous ne sommes peut-etre qu’une épine dans le pied de ce gouvernement mais elle est assez profonde pour qu’il puisse la retirer. Remplie d’un venin qui se nourit d’amour et de solidarité, elle envenime ceux qui sont pour la destruction, la repression violente et les constructions capitalistes inutiles pour une population pacifiste mais resistante qui ne demande que de vivre en paix et en harmonie avec la mère nature. Ils ne sont pas à leur premier coup d’essai. Mais la resistance est toujours là. Nous faisons partie de la nouvelle et de l’ancienne génération qui lutte depuis tant d’années contre ces multiples projets inutiles. Ils depassent les bornes. Ces souffrances qu’ils infligent à nous et à la mère nature sont malheureusement irreversibles et nous ne les oublieront jamais. Qui sont-ils pour penser que la valeur de l’argent est plus importante que celle de l’être humain et de son environnement. Pour moi c’est un devoir envers les miens de crier mon opposition à tout celà. La destruction massive de notre mère la terre doit cesser car les conséquences en sont désastreuses. Que laisserons-nous à nos enfants ? Une chose est sûre, nous ne sommes pas des lâches. Nous nous battons pour des valeurs sûres, justes et ils en seront fiers. L’Etat ne peut en dire autant, car il en est pas à sa première erreur. Mes grands parents et mon père ont subis les memes erreurs à une échelle differente et leur etait reproché à l’epoque le simple fait d’etre juifs et de vouloir protéger cette terre qui est la nôtre.

Refusant de partir de leur terre pendant la guerre, ils en ont payé le prix fort. Fusillés par les collabos de l’époque devant mon père qui n’avait que 5 ans. Certaines choses ont changés mais le gouvernement lâche et hypocrite reste ferme devant les cris et les pleurs de ses enfants qu’il dit capricieux. Je pense que le caprice vient d’eux et que la Raison vient de notre passion et de notre amour pour ces nombreuses causes justes et défendables. Ils ne l’entendent pas de même et nous poussent dans l’illegalité et la rébellion. Ma peine est celle d’un être humain qui ne se soumet pas. Comme la vôtre. Faut-il pourtant subir ? Ma réponse est Non. Nous ne lâcherons rien. Car peu importe le temps , ce qui compte ce sont les messages et le résultat ainsi que les erreurs flagrantes que le peuple voit. Ne changez rien, reste comme vous êtes, libres ! Mes bottes me manquent, vous me manquez camarades et ami-e-s et je continue la lutte d’une autre manière. Grace à vous j’ai assez de contacts à l’exterieur pour me faire entendre. Cela fait plus de dix ans que je me bas pour differentes causes. Je suis originaire de cette région et je le resterais malgré mon interdiction de séjourner dans le 44 pendant 2 ans. Sauf Avessac où j’ai acheté un petit corps de ferme que je rénove pour tous ceux qui aiment la nature et la liberté. Je suis tailleur de pierre et cela me plait. Ma lutte se fait aussi dans la musique depuis 12 années et passera ces messages grace à l’aide exterieure, étant à l’heure actuelle prisonnier. Je suis sur le projet d’un nouveau CD destiné à notre cause. Car il me semble nécessaire de faire passer ces messages. Je vous fais donc part du premier jet de la première chanson que je vous offre en espèrant votre participation future d’une verité qu’on nous demande de cacher. J’aimerais si possible que cette lettre ainsi que cette chanson soient mises sur Indymedia. Merci. Je compte sur vous et vous remercie tous pour le soutien que vous m’apportez et surtout pour cette cause juste. La terre de nos parents est la future terre de nos enfants, ne l’oublions pas. V.D.R et S

Je vous embrasse,

Cyril n°ecrou 57360 prison de Nantes

Cette chanson se fredonne comme un chant de pirate

ZAD PACIFISTE MAIS RESISTANTE

Refrain :

Nous ne sommes pas des criminelles, nous sommes des enfants Nous nous battons pour la terre et non pour l’argent Que laisserons-nous derrière pour tous ces enfants ? Surement pas une terre meurtrie depuis trop longtemps.

Nous ne pouvons plus nous taire car l’erreur est flagrante L’Etat reflète notre misère et en est conscient. Pousse l’humain à bout de nerfà cause des dirigeants. Dans une atmosphère austère et si méprisante.

Nous nous battons pour cette terre que nous aimons tant. Pour combattre cette misère nous restons devants. L’égalité sur cette terre n’est pas si flagrante. Regarder autour mes frères l’ampleur est dégradante.

Pour nos soeurs et pour nos frères même pour nos enfants. Le reflet d’une misère crée par tous ces gens. De finance et de guerre nous ’nous laisserons pas faire. En avant tous ensemble.

refrain

Que laisserons-nous derrière si ce n’est le temps de réparer cette terre qui nous offre tant. Nous ne sommes pas des criminels nous sommes des enfants tous issus de la même terre celle de nos parents .

N’ayons plus peur de nous taire devant toute cette violence. Envers nous envers la mère qui nous rend vivant. Des cultures si différents et enrichissantes. Pour combattre la misère qui est juste devant.

Allons marchons mes frères unis tous ensemble. Montrons leur ni peur ni souffrance car nous nous sommes fiers. De combattre vaillement mais pas pour la guerre. Pour un futur rayonnant résistons mes frères.

Que laisserons-nous à nos enfants sûrement pas la misère. Que le ministère comprenne que l’on ne peut se taire devant toute cette violence gratuite et volontaire nous ne pouvons nous taire.

Merci pour tout et continuez à vivre