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9 janvier 2016 : récits des rassemblements décentralisés

lundi 11 janvier 2016

-  ALBI : Rassemblement devant la préfecture

Nous étions environ 200 devant la Préfecture samedi 9 janvier 2016 pour montrer les contradictions de François Hollande et Manuel Valls entre leurs discours (avec des extraits sur des affiches) et ce passage en force à Notre-Dame des Landes.


CLERMONT

Aujourd’hui, samedi 9 janvier, le comité de soutien à la ZAD de Clermont-Ferrand et environs invitait à un rassemblement dans le cadre de la journée de mobilisation nationale appelée par les différentes composantes de la lutte contre l’aéroport de NDDL. Une soixante de personnes se sont retrouvées à l’Hôtel des VilEs pour une cantine (vegan notons-le) lors de laquelle un point a été fait sur la situation actuelle de la ZAD et du risque d’expulsion de celle-ci. Puis à 15h, une centaine de personnes se sont élancées depuis la gare, criant des slogans, distribuant de la documentation aux passantEs, collant des affiches plus ou moins artisanales sur des endroits plus ou moins incongrus. A noter la belle diversité du groupe, aussi bien dans sa composition que dans le choix de ses modes d’action. Après une pause place de la Victoire puis place de Jaude, nous avons terminé cette balade de 2h par une opération parking gratuit, visant une des nombreuses pustules Vinci qui dévisage notre environnement urbain déjà peu agréable. Cette première initiative publique depuis la réactivation récente du comité, avec la visite plus que bienvenue d’individuEs des comités de l’Allier et de la Haute-Loire, nous a mis la pêche. La jauge de motivation affiche les 100% ! On se retrouve le 24 janvier à 16h à l’Hôtel des VilEs (55 av URSS) pour une après-midi de discussions et de projection sur les enjeux actuels de la lutte à NDDL. PrêtEs à remettre ça tant qu’il le faudra, jusqu’à l’abandon du projet d’aéroport et l’arrêt de toute tentative d’expulser la ZAD. Contre l’aéroport et son monde, on est pas prêtEs de lâcher !

Le comité ZAD Clermont et environs


LORRAINE

Samedi 09 janvier, 3 rassemblements ont eu lieu en Lorraine, à Epinal, Nancy et Bar-Le-Duc, en soutien à la lutte à Notre-Dame-des-Landes contre les expulsions des paysan.ne.s et habitant.e.s historiques de la ZAD.


LILLE

Action de soutien à Lille, au blocage du périphérique de Nantes

Le 9 janvier se tenait à Lille une journée/soirée de soutien à la ZAD de Notre Dame des Landes et aux habitant-e-s qui passent en procès le mercredi 13 janvier. Plus de 100 personnes réunies en AG ont décidé de montrer leur soutien aux manifestant-e-s de nantes qui bloquent actuellement le pont de Cheviré.

Nous sommes donc parti-e-s en cortège jusqu’à l’autoroute où nous avons déployé une banderole. Cette action symbolique et spontanée témoigne aussi de notre détermination à nous organiser pour empêcher par tous les moyens les expulsions sur la ZAD.

Vinci dégage, résistance et sabotage !


LONS LE SAUNIER

Juste pour info nous étions entre 150 et 200 personnes à Lons le Saunier samedi matin !
Et samedi et dimanche 15 et 16 exposition sur le collectif jura/nddl, le but du collectif, ses actions et la ZAD Nddl. Tout cela au carrefour de la communication à Lons durant les conférences /ateliers sur le climat et l’eau. Bisous du Jura


MACON

MÂCON : 100 personnes contre l’aéroport de Notre Dame ...


NARBONNE

À l’appel de la Confédération paysanne et d’Alternatiba, une cinquantaine de militants ont occupé samedi matin le péage de Narbonne Est sur l’A9, pour une opération « péage gratuit » qui a duré jusqu’en début d’après-midi. Les manifestants entendaient ainsi lutter contre les expulsions des paysans historiques du site de Notre-Dame-des-Landes.


PARIS

PDF - 1.9 Mo

ROUEN

A Rouen, la réunion publique appelée par le collectif ZAD a réuni plus d’une centaine de personnes. L’enthousiasme était à la hauteur de l’urgence de la situation. En est ressortie l’envie de faire résonner la lutte à Rouen et d’y lancer un mouvement de solidarité et d’actions avec la ZAD, de réagir vite en cas d’expulsion de la zone et de se rendre, nombreux, à l’appel à chantier de la ZAD le weekend du 30 et 31 janvier. Dès le lendemain, une opération parking vinci gratuit a eu lieu. Prochain rdv, le mercredi 13 janvier devant le palais de justice de Rouen pour diffuser un tract. Prochaine réunion d’organisation le mercredi 13 janvier à 20h à la Maison des Associations.


TOULOUSE

Bref aperçu du rassemblement d’hier à Toulouse

Ce samedi 9 janvier 2016, on se pointe à 13h au rendez-vous qu’on s’est donné place Saint-Étienne, sous les fenêtres de la Préfecture (parce qu’il y a une esplanade en hauteur sympathique).

Des cars de CRS garés autour. Des CRS en tenue de combat. Des policiers en tenue décontractée mais pas souriant du tout, casquette, avec walkies talkies, des flics en civil. Déjà, ils sont tous là. Celui qui a toutes les composantes de ce déploiement en playmobil est vraiment né dans une famille riche. On se reluque. Je te reluque. Tu me reluques. On se dévisage.

À peine on s’installe pour faire notre banquet, que les robocops nous accostent individuellement et exigent de pouvoir effectuer un contrôle d’identité. On est trop peu pour y opposer une résistance de masse.

Ils visent les plus jeunes pour les intimider : le contrôle d’identité n’a qu’un seul but, l’intimidation. Le militaire exige les papiers. Lorsqu’on les fournit, la relation de domination est instaurée, on est son esclave. Mais pour eux, il y a une route, celle des "valeurs de la République", de laquelle ils ne peuvent pas sortir. Donc, cette domination ne doit pas trop se voir. Tout le jeu pour nous consiste à montrer cette violence. Un contrôle d’identité sur quelqu’un qui n’a rien fait, ni ne prépare rien de dangereux, c’est quoi à part un acte politique contre une personne affirmant des convictions contraires à celles des tyrans ?

Ils embarquent quelques cartes d’identité qu’ils rendront plus tard. Ils se tiennent à côté de nous, veulent savoir ce qu’on va faire, quelles affaires on a apportées. On leur montre les ustensiles de cuisine et les bons plats qu’on va déguster lors de notre banquet. Je choisis ce moment pour m’adresser au chef des CRS, un petit au crane brillant, qui a le noir dans les yeux, le formatage froid dans le visage.

Je lui raconte cette anecdote, à Notre-Dame-Des-Landes, en 2013, où on était deux piétons à transporter un carton de victuailles sur la route. Arrivés au carrefour de la Saulce, on est arrêtés par la troupe de casqués qui nous interroge sur la bouffe. - "qu’est-ce que vous transportez ?" "C’est de l’hummus." - "Ah ? Et qu’est-ce que c’est ?" demande l’un d’entre eux. "C’est à base de pois chiche" que je répond. Et là, une tour de contrôle derrière redresse la tête et dis "Hachich  ?". On se regarde, on sourit... Le petit crane rasé devant moi rigole franchement fort de cette anecdote, ses subalternes derrière font pareil, je lui dis "vous ne comprenez pas grand chose à ce qu’on mange". Et je lui tourne le dos, occupé à aménager le stand.

Au fur et à mesure, des gens arrivent. Nous serons peut-être aux alentours de 150 personnes max.

Les individus armés s’écartent mais pas trop loin, entourent la placette et empêchent les gens d’en sortir. Déjà, pour se rendre au rassemblement, il faut avancer vers des militaires en armes, flashball apparents, casques à la main, boucliers, il faut leur demander la permission de passer ou bien faire semblant de se ballader dans leur costume sans les avoir vu. Ils vous disent que si on rentre, on ne ressortira pas ! Faut vraiment avoir envie de venir ! Si vous ne connaissez personne, ouf ! Ça cogite grave. C’est le but recherché : l’intimidation, isoler les organisateurs de ces rassemblements du reste de la population.

Dans un échange verbal aux frontières, je m’adresse au chef des policiers, quatre barrettes au galon, et lui précise que l’interdiction de circuler qui nous est faite est politique : il commet un acte politique aujourd’hui. Il répond "manifestation non déclarée, donc interdite". Je répond "vous êtes qui pour décider cela ? Mon arrière-grand-père s’est battu dans les tranchées, mon grand-père s’est battu dans le maquis, c’est pas pour que je sois votre esclave. Si vous portez cet uniforme, si vous parlez français, c’est grâce à mes ancêtres. Je ne suis ni votre esclave ni celui de Vinci". Mais il m’avait déjà tourné le dos, faisant semblant de ne pas m’entendre. Un autre copain leur a parlé comme cela dans l’après-midi, ils n’aiment pas du tout, par exemple, qu’on leur rappelle que ce sont 25000 policiers ont participé à la rafle du Vel’d’hiv’ en 1942 à Paris.

J’ai croisé pas mal de regards inquiets parmi nous. Moi aussi, j’étais pas très rassuré. J’ai du le communiquer. Tout ceci est normal. Certains de ces équipés pour la baston ont de la haine en eux, et si les gradés les laissent faire, s’ils "lâchent les chiens", ça pourrait être notre fête. J’ai déjà vu cela au Testet, on avait repéré les fous furieux qui parsèment les pelotons de PSIG. Des fois, ça ne tient qu’à un fil. Je n’ai pas peur pour moi, je sais pourquoi je suis là, j’ai peur qu’ils ne maîtrisent pas les fous violents qu’il y a dans leurs rangs.

Mais malgré l’inquiétude, malgré l’impossibilité de bouger, ça a été de très bons moments. Déjà, le banquet était un petit festin, avec vin chaud. Dommage j’avais pas faim ! Mais surtout, on s’est mis à discuter dans une ambiance finalement relax, on a même improvisé une AG (merci la copine qui l’a initiée). On a discuté devant les flics de savoir comment on allait partir sans qu’aucune arrestation n’ait lieu. Puis on s’est mis à chanter. De loin, ça devait être pas mal : 100 personnes sur une place en hauteur, complètement encerclée par des robocops, qui chantent à tue-tête...

Une petite troupe a joué un spectacle : la direction de la communication chez Vinci nous a franchement rassuré sur le développement de sa société. Le texte était tiré du site web de la compagnie Vinci : solidaire, citoyenne, durable, équitable, bio-compatible, etc.

Puis, comme on voulait partir tous ensemble, on a constaté que les robocops nous montraient où aller. Il était visiblement hors de question qu’on aille en direction de la rue Croix-Baragnon, vers les bijoutiers et les marchands de costumes trois pièces. Le centre-ville de Toulouse a encore en mémoire les vitrines cassées en novembre 2014, suite à la colère générée par le meurtre de Rémi Fraisse par des gendarmes le 26 octobre 2014 à Sivens (Tarn). On a peur que les vitrines des produits de luxe volent en éclats à nouveau à Toulouse ?

Donc on sort en groupe, on chante, on déploie les banderoles, en passant devant les cordons de CRS et de flics qui nous empêchent d’aller autre part que là où ils veulent, c-a-d autre part que dans les rues les moins passantes, les moins commerçantes possibles. Ils nous lâchent la grappe au monument au mort, alors qu’on s’engouffre dans le marché des brocanteurs.

On apprendra le lendemain que si les flics étaient sur les nerfs, c’était peut-être à cause de feux de palettes bloquant le tramway le samedi matin. Le bobo aux nerfs ? C’est pratique pour éviter d’avoir à réfléchir à ce qu’on est en train de faire...

Dans ce Titanic qui file tout droit devant lui, que reste-t-il à faire d’autre que de tisser des liens entre nous, de conserver la flamme, et de la montrer parfois, toujours plus vivante que jamais ?

Plus on est vivants, plus on les emmerde ! Et plus on les emmerde, plus on est vivants ! L’humanité n’a pas encore dit son dernier mot contre l’inhumanité.

Rendez-vous mardi 12 janvier 19h au CASC, 10 bis rue du colonel Driant 31400 Toulouse Pour un retour sur cet événement, et préparer la suite, tranquillement.

à bientôt


- Toulouse : Blocage des accès à l’aéroport de Toulouse en soutien à la ZAD

Le samedi 9 janvier 2016 à 9h, la bretelle autoroutière d’accès à l’aéroport de Toulouse ainsi que le Tram ont été bloqués à l’aide de barricades enflammées. Deux lignes de Tramway ont été fermées sur tout Toulouse pendant une heure.

https://iaata.info/Blocage-des-acces-a-l-aeroport-de-Toulouse-en-soutien-a-la-ZAD-971.html

- Toulouse : Opération péage Samedi 9 janvier, nous étions une trentaine à vouloir envoyer un message fort. Puisque la pieuvre Vinci est partout à travers ses nombreuses tentacules, c’est donc que nous pouvons l’atteindre partout ! Nous lançons les hostilités avec cette opération péage qui consiste à lever les barrières, scotcher les lecteurs de Carte Bleue, partager de l’information avec les automobilistes sur la lutte et leur proposer de soutenir financièrement le mouvement anti-aéroport. En 20 minutes, nous avons ainsi récolté plusieurs centaines d’€ qui seront utilisés pour soutenir concrètement les occupantes de la ZAD.

Les perturbations ce matin entre 9h15 et 9h45 sur la ligne du tramway, à Toulouse, sont liées à des actions d’individus qui s’opposent à la création d’un nouvel aéroport à... Nantes, sur le site de Notre-Dames-des-Landes.

Des palettes ont été enflammées sur les voies quartier Saint-Michel mais également à Ancely et Blagnac. Un feu de bois a également été "dressé" sur l’échangeur de Saint-Martin-du-Touch, en direction de l’aéroport. L’échangeur a été fermé le temps que les pompiers dégagent les voies.

Des témoins ont parlé d’individus encagoulés. Une banderole contre le projet d’aéroport nantais a également été déployée au-dessus de la voie rapide qui conduit vers l’aéroport de Toulouse-Blagnac. Aucun suspect n’a été interpellé. L’hélicoptère de la gendarmerie a été mis en alerte et a survolé le centre de Toulouse à plusieurs reprises ce matin pour tenter de repérer les fauteurs de trouble mais ces derniers ont rapidement disparu.

https://tantquilyauradesbouilles.files.wordpress.com/2016/01/peagevinci1.pdf


VALENCE

9 janvier 2016, pour les paysan-nes de Notre Dame des Landes

Nous étions 130 personnes à se réunir ce jour à 16h30 à Valence, sur le champ de mars, pour manifester contre les expulsions à Notre Dame des Landes. Ici comme à Nantes et ailleurs, nous sommes déterminé-es à empêcher la procédure que Vinci a relancé contre les habitant-es historiques des terres du bocage.

Après une brève prise de parole reprenant le texte de COPAIN 44 concernant la journée de mobilisation nationale, la manifestation festive s’est dirigée vers le palais de justice au son de la batucada, avec fanfare et chorale improvisée. Cotillons et chapeaux pointus venaient faire un pied de nez aux déplorables résolutions” du gouvernement.

Et malgré la présence insistante de la Police municipale, la joie de manifester l’a emporté sur ces intimidations et nous avons pu déambuler en plein centre ville commercial jusqu’à la nuit.

Nous nous réjouissons car, même face à cette organisation au pied levé et en plein état d’urgence, la mobilisation s’est montrée vivante, réactive, bel et bien relancée. le communiqué de presse à lire ici


NICE

action de soutien à la lutte Nddl, cette action a été baptisée "des légumes ! Pas du bitume !" elle a eu pour but de sensibiliser les gens venus achèter leurs légumes sur le fait que le bétonnage des grands projets nuisibles imposés est une catastrophe.

Voici les vidéos de cette action mises en ligne sur la chaîne YouTube auto-média "zad partout téloche archives" https://youtu.be/UoUGNRo_6ME https://youtu.be/MLaV7g9mYDQ

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