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Rassemblement de soutien contre la répréssion suite à la manifestation du 22 février

vendredi 27 juin 2014

Rassemblement jeudi 19 juin – 14h au palais de justice de Nantes en soutien à deux personnes inculpées suite à la manifestation du 22 février qui passent en procès. Musique - banquet - foot

et

le vendredi 27 juin à 14 heures devant le palais de justice de Nantes aussi, en soutien à une autre personne inculpée suite à la manif’ du 22

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Ci-dessous les textes des deux appels aux rassemblements :

Les premières arrestations suite au 22 février

Suite à la manifestation de Nantes, les autorités ont réagit en annonçant la mise en place d’une équipe de 30 enquêteurs dont le rôle serait de faire payer « les graves exactions du 22 février ». Une première vague d’arrestations a donc eu lieu fin mars : 9 personnes sont interpellées à leur domicile sur la base de photos. Or, certaines n’y étaient même pas présentes. Suite à ce coup de filet, une personne est condamnée à un an de prison ferme à Carquefou. Une autre des personnes sera jugée le 19 juin. Elle est accusée de -------

Deux nouvelles arrestations

Mi-avril, une nouvelle personne est arrêtée à Paris. Suite à un contrôle de police, elle est interpellée et transférée à Nantes. Elle ne déclare rien lors de sa garde-à-vue et refuse la comparution immédiate. Aucun de ses proches n’étant mis au courant, elle se retrouve sans aucune garantie de représentation face au juge. La conséquence est immédiate : un séjour à la prison de Carquefou jusqu’à son procès, le 27 juin, à Nantes. Les chefs d’inculpation retenus sont dégradations et violence contre agent. Mardi 27 mai, une autre personne est interpellée en pleine rue par des policiers en civil. A nouveau, elle est transférée à Nantes au motif de sa participation à la manifestation du 22 février. Elle aussi refuse la comparution immédiate. En attendant la date de son procès, le 19 juin, elle est soumise à un contrôle judiciaire qui lui interdit toute circulation en Loire-Atlantique. A nouveau rien est déclaré en garde-à-vue. Pourtant, les chefs d’inculpations retenus sont dégradations avec circonstances aggravantes, participation à un attroupement armé, refus d’ADN et refus de signalétique. Les enquêtes continuent.

Pourquoi nous serons présents le 19 juin devant le tribunal

Le 22 février est un événement qui appartient aux 50 000 personnes présentes ce jour-là. Nous y avons pris part de diverses manières à la façon dont la lutte contre l’aéroport est menée depuis les premières expulsions. Rester des heures et des heures dans les rues de Nantes, ce jour-là, suffit à nous rendre solidaires. Nous nous sommes battus à Nantes comme nous nous sommes battus à la ZAD. Et aux lendemains du 22 février, la sensation que le projet de l’aéroport s’éloigne a encore grandit. C’est pourquoi, le soutien des personnes inculpées doit être, le 19 et le 27 juin, l’expression du mouvement dans son ensemble. Revenir à Nantes pour les soutenir ne signifie rien d’autre que notre attachement à cette lutte et à son acharnement pour la victoire.

Second appel en pdf

Le 19 juin, c’est aussi la journée internationale des prisonniers révolutionnaires, des prises de paroles rappelleront notamment le sort de G.I. Abdallah, prisonnier en france depuis 30ans.

Des prisonniers révolutionaires près de chez toi !

Le 22 février, le pouvoir "socialiste" et l’Etat policier ont été responsables de mutilations cruelles et de lourdes peines de prison pour protéger le projet d’aéroport de VINCI. La peine la plus disproportionnée jusqu’ici a été infligée à Enguerrand, qui purge un an de prison ferme pour fabrication d’un fumigène et jet de pavé. C’est bien pour son activité militante qu’il a été aussi durement sanctionné. La violence d’Etat du 22 février et les menaces du préfet sont un avertissement à tous les militants que les lois anti-terroristes pourraient s’appliquer à n’importe quel manifestant qui conteste ses politiques anti-populaires. L’illustration en est faite sur les NO TAV en Italie.

Ce 19 juin, à 18h, nous nous rassemblerons devant le Tribunal noir de Nantes pour manifester notre solidarité à Enguerrand et soutenir deux autres manifestants anti-aéroport qui seront jugés ce jour-là. Une bouffe sera organisée en soutien à toutes les victimes du 22 février.

Prisonniers à Nantes, en France, partout…

Ce 19 juin, Journée du Prisonnier Révolutionnaire, est l’occasion de rappeller que la France, avec ses Quartiers de Haute Sécurité, détient plus de 150 prisonniers politiques, parmi lesquels les prisonniers basques forment la majorité. L’acharnement judiciaire contre ces prisonniers dispersés à plusieurs centaines de km de leur famille montre bien leur volonté de casser la résistance populaire. Avec l’enfermement de Georges Ibrahim Abdallah depuis 30 ans, la France détient en Europe un sinistre record. Georges est libérable juridiquement depuis 1999, mais tout est fait pour que ce résistant communiste pro-palestinien crève en prison !

Jugés partout, libres nulle part

Ce 19 juin, Journée Internationale du prisonnier Révolutionnaire, nous manifestons aussi notre solidarité avec tous les prisonniers révolutionnaires dans le monde, en Europe, en Inde, aux Philippines, en Turquie, au Kurdistan, au Maroc, au pays mapuche, au Brésil, aux Etats-Unis etc. Particulièrement avec les 5200 prisonniers palestiniens avec qui Georges Abdallah et une dizaine de prisonniers arabes et basques ont refusé pendant 3 jours leur plateau en solidarité.

« Camarades, c’est en se mobilisant toujours plus sur le terrain de la lutte anticapitaliste anti-impérialiste que l’on apporte le soutien le plus significatif aux prisonniers révolutionnaires » G-I. Abdallah

Documents joints